Procédures de licenciement en droit du travail arménien : délais de préavis, indemnités de licenciement et protections juridiques

Guide de licenciement en Arménie : exigences légales et bonnes pratiques

Loi arménienne sur le licenciement : Le guide complet

Le droit du travail arménien impose des règles strictes quant à la manière dont les employeurs peuvent mettre fin aux relations de travail. Toute rupture de contrat à l'initiative de l'employeur doit être fondée sur un motif précis figurant dans la liste ci-dessous. Article 113 Le Code du travail prévoit une liste exhaustive des motifs de licenciement, et tout licenciement non conforme est illégal. Le respect des règles relatives au motif, au préavis, au calcul de l'indemnité de licenciement et à la documentation est impératif : les tribunaux réintègrent régulièrement les employés et accordent des indemnités substantielles lorsque les employeurs négligent ces obligations.

Ce guide couvre tous les aspects de la rupture du contrat de travail en droit arménien : la liste complète des motifs légaux de licenciement, les délais de préavis, les indemnités de départ, les salariés protégés, les obligations relatives au règlement final et les conséquences d’un recours en justice. Pour des conseils plus généraux sur la conformité en matière d’emploi, consultez notre [lien/lien/document/etc.]. Conformité en matière d'emploi et de travail pages de services.

En un coup d'oeil

Base légale Code du travail de la République d'Arménie (HO-124-N), articles 112-117, 129-130
Motifs de résiliation Liste exhaustive prévue à l'article 113 — toute résiliation en dehors de ces motifs est illégale.
Plage de remarque 0 jour (faute grave) à 2 mois (liquidation/licenciement)
Plage de séparation 10 à 44 salaires journaliers moyens (échelonnés) ou 1 mois de salaire moyen (fixe), selon le niveau
Délai de dépôt d'une plainte pour licenciement abusif 2 mois à compter de la réception de l'arrêté de licenciement
La responsabilité pénale Oui — licencier une employée enceinte ou un parent d'un enfant de moins de 3 ans (article 171 du Code pénal)
Système numérique Système de contrat de travail numérique obligatoire à compter du 1er juillet 2027

Dans cet article :

Motifs légitimes de licenciement à l'initiative de l'employeur

L'article 113 du Code du travail énumère l'ensemble des motifs de rupture d'un contrat de travail par un employeur. Si ce dernier ne peut invoquer l'un de ces motifs et prouver qu'il a été appliqué correctement, la rupture est illégale et peut être annulée par un tribunal.

Sol Article Avis Severance
Liquidation / cessation d'activité 113 (1) (1) 2 mois salaire moyen sur 1 mois
Réduction d'effectifs / licenciements 113 (1) (2) 2 mois salaire moyen sur 1 mois
Changement permanent des conditions (refusé) 113 (1) (3) 14 à 60 jours (selon l'ancienneté) 10 à 44 salaires journaliers (selon l'ancienneté)
Perte de la qualification requise 113 (1) (4) 14 à 60 jours (selon l'ancienneté) 10 à 44 salaires journaliers (selon l'ancienneté)
Inadéquation au poste 113 (1) (5) 14 à 60 jours (selon l'ancienneté) 10 à 44 salaires journaliers (selon l'ancienneté)
Incapacité liée à la santé (expertise médico-sociale) 113 (1) (6) 14 à 60 jours (selon l'ancienneté) 10 à 44 salaires journaliers (selon l'ancienneté)
Dommages matériels + perte de confiance 113 (1) (7) Aucun préavis Aucun
Réintégration de l'ancien employé 113 (1) (4) 2 mois salaire moyen sur 1 mois
Non-exécution répétée (2 pénalités antérieures) 113 (1.1) (1) Aucun préavis Aucun
faute grave / violation flagrante 113 (1.1) (2) Aucun préavis Aucun
Absence injustifiée (absentéisme) 113 (1.1) (3) Aucun préavis Aucun
Révocation de l'autorisation de travail 113 (1) (13) 3 jours ouvrables Aucun
Démission d'un employé Art 112 30 jours (préavis donné par l'employé) Aucun
Mise à l'épreuve (de l'une ou l'autre des parties) Art 93 3 jours Aucun

Les employeurs doivent également examiner si l'employé relève d'une catégorie catégorie protégée Avant de procéder à un licenciement, même un motif valable ne saurait justifier un licenciement qui viole une protection légale.

Licenciement pour faute grave : insubordination, inconduite et perte de confiance

En droit arménien, les licenciements pour faute grave se répartissent en trois catégories, chacune soumise à des exigences procédurales spécifiques. Ce sont ces motifs qui autorisent la rupture du contrat de travail. sans préavis et sans indemnités de départ — mais seulement si l'employeur suit la procédure appropriée.

Non-exécution répétée / insubordination

En vertu de l'article 113(1.1)(1), un employeur peut licencier un employeur pour manquement systématique à ses obligations – ce que les systèmes de common law appellent « insubordination » – mais seulement après avoir imposé au moins deux sanctions disciplinaires antérieures non expirées (Article 121). Les sanctions disciplinaires prévues par le droit arménien sont progressives : avertissement écrit (premier avertissement pour infraction mineure), avertissement formel (infraction grave ou répétée) et licenciement (infraction sévère). Chaque sanction doit être justifiée et proportionnée. L’employeur doit inviter le salarié à fournir une explication écrite avant toute sanction disciplinaire, et la décision doit être rendue dans un délai d’un mois à compter de la constatation de l’infraction ou de six mois à compter de l’incident.

faute grave / violation flagrante

L’article 113(1.1)(2) autorise le licenciement immédiat en cas de faute grave unique, telle qu’une négligence grave, un vol, la divulgation d’informations confidentielles, le fait de se présenter au travail sous l’influence de l’alcool ou de stupéfiants, ou le refus de se soumettre à un examen médical obligatoire. Contrairement aux manquements répétés, ce motif n’entraîne pas de licenciement. pas Des avertissements préalables sont nécessaires. Toutefois, l'employeur doit toujours documenter l'infraction, suivre les procédures disciplinaires internes et émettre un ordre de licenciement formel énonçant les faits et le fondement juridique.

Perte de confiance

L’article 113(1)(7) autorise la rupture du contrat de travail lorsque le salarié a causé ou pourrait causer un préjudice important à l’employeur et qu’il y a eu rupture de confiance. Ce motif s’applique à postes de confiance spéciale — généralement dans les domaines de la finance, de la comptabilité, de la trésorerie, de la gestion d'actifs ou pour des postes donnant accès à des informations confidentielles. L'employeur doit apporter la preuve crédible du risque ou du préjudice réel ; les tribunaux exigent un comportement habituel et documenté ou un événement grave et unique, et non un incident mineur et isolé. Une explication écrite doit être demandée au salarié avant que l'arrêté de licenciement ne soit prononcé.

Important: Dans tous les licenciements pour faute grave, il incombe à l'employeur de prouver l'existence du motif et le respect de la procédure. L'absence d'explication écrite du salarié, une documentation insuffisante ou l'imposition d'une sanction disproportionnée figurent parmi les motifs les plus fréquents d'annulation des licenciements par les tribunaux arméniens.

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Délais de préavis et indemnité compensatrice

La loi arménienne lie les délais de préavis à la fois au terrain de terminaison et la durée de service de l'employéIl existe trois régimes de notification distincts.

Préavis forfaitaire de deux mois — liquidation et licenciement

Lorsque la rupture du contrat est due à la liquidation de l'employeur (art. 113(1)(1)) ou à une réduction d'effectif (art. 113(1)(2)), l'employeur doit prévoir au moins préavis écrit de deux mois, quelle que soit l'ancienneté de l'employé. Ceci s'applique à tous les employés concernés.

Préavis progressif – motif non disciplinaire propre à chaque employé

En cas de licenciement pour inaptitude, incapacité de travail pour raisons de santé, changement de situation ou autres motifs similaires non imputables à une faute, la durée du préavis est proportionnelle à l'ancienneté du salarié :

Service continu Préavis minimum Indemnité de départ (Régime 2)
Moins de 1 année 14 jours 10 salaires journaliers moyens
1 à 5 ans 35 jours 25 salaires journaliers moyens
5 à 10 ans 42 jours 30 salaires journaliers moyens
10 à 15 ans 49 jours 35 salaires journaliers moyens
Plus de 15 ans 60 jours 44 salaires journaliers moyens

Aucun préavis requis – licenciement immédiat pour faute grave

La faute grave, la rupture de confiance, l'ivresse au travail, l'absence injustifiée d'une journée entière et le refus d'un examen médical obligatoire entraînent tous un licenciement immédiat sans préavis. Le retrait de l'autorisation de travail ou du permis de séjour ne requiert qu'un préavis. préavis de trois jours ouvrables.

Indemnité compensatrice pour préavis et temps de recherche d'emploi

Un employeur peut choisir de mettre fin au contrat de travail immédiatement avant l'expiration du préavis, mais doit indemniser le salarié au taux de base. taux de salaire journalier moyen pour chaque jour restant de préavis. Ce paiement s'ajoute à toute indemnité de départ due et ne s'y substitue pas. Pendant la période de préavis, l'article 115(4) accorde au salarié au moins 10 % de leurs heures de travail quotidiennes (rémunéré au salaire moyen) pour chercher un nouvel emploi.

Démission d'un employé

Un salarié en contrat à durée indéterminée doit donner Préavis écrit de 30 jours aux termes de l'article 112. Une version plus courte préavis de cinq jours Cette disposition s'applique en cas d'urgence (maladie ou violation de la loi par l'employeur). Le salarié conserve un droit de rétractation de trois jours Ils peuvent retirer leur démission dans les trois jours suivant sa soumission. Pendant la période d'essai (article 93), chaque partie peut y mettre fin moyennant un préavis de trois jours.

Indemnité de départ et règlement final

L'article 129 établit deux régimes d'indemnités de départ distincts, déclenchés par différentes mises à la terre.

Régime 1 — salaire moyen mensuel fixe

S'applique lorsque la rupture du contrat est due à une liquidation, une réduction d'effectif/un licenciement économique ou la réintégration d'un salarié précédemment licencié (art. 113(1)(1), (2) et (4)). L'employeur verse une indemnité. salaire moyen d'un mois civil complet quelle que soit l'ancienneté de l'employé.

Régime 2 — échelle de rémunération progressive selon l'ancienneté

S'applique en cas de rupture du contrat de travail pour inaptitude, incapacité de travail pour raisons de santé, refus de modification des conditions de travail ou service militaire (art. 113(1)(3), (5), (6), (7) ; art. 109(1)(9) ; art. 124). Le montant de l'indemnité est proportionnel à l'ancienneté du salarié, allant de 10 salaires journaliers moyens (moins d'un an) à 44 salaires journaliers moyens (plus de 15 ans) – voir tableau des préavis et des indemnités de départ au dessus.

Pas d'indemnité de départ Cette indemnité est due en cas de licenciement disciplinaire ou pour faute grave, de démission ou de fin de période d'essai. Les conventions collectives peuvent prévoir des montants plus élevés (art. 129(2)).

Règlement final : salaires impayés et indemnités de congés payés

Aux termes de l'article 130, Tous les paiements finaux sont dus le dernier jour de travail de l'employé.Cela comprend le salaire accumulé jusqu'au dernier jour, les heures supplémentaires, les primes, l'indemnité de départ (le cas échéant), l'indemnité compensatrice de préavis, et compensation pour tous les congés annuels non utilisés (Article 170). Un salarié licencié pour un motif autre qu'une faute grave peut également demander à prendre les congés non utilisés avant la date de cessation d'emploi, prolongeant ainsi la relation de travail pendant la période de congé.

Important: Le paiement tardif ou incomplet du solde de tout compte est l'une des violations du droit du travail les plus fréquemment relevées par le Défenseur des droits de l'homme en Arménie. Les employeurs s'exposent à une sanction de 0.15% par jour sur le montant impayé (plafonné au montant dû), plus les éventuelles ordonnances de réintégration et amendes administratives de l'Inspection du travail et de la santé. aucune prescription pour les réclamations salariales.

employés protégés et licenciements interdits

La loi arménienne interdit le licenciement à l'initiative de l'employeur pour plusieurs catégories de salariés. La plupart des protections sont conditionnels. — elles comprennent des exceptions limitées, principalement en cas de liquidation de l'employeur.

Catégorie protégée Base légale Exceptions
Employées enceintes (du certificat médical au congé de maternité d'un mois) Art.114, 117 Liquidation, faute grave, perte de confiance
Employées en congé de maternité Art.114, 117 Liquidation, faute grave, perte de confiance
Employés s'occupant d'un enfant de moins d'un an (n'importe quel parent) Art 117 Liquidation, faillite/décès de l'employeur, non-respect de la période probatoire
Employés en congé de maladie / incapacité temporaire Art 114 Liquidation, faute grave
Les employés en congé (y compris le congé de garde d'enfants jusqu'à l'âge de 3 ans) Art. 114(1)(2), Art. 173 Liquidation
Représentants syndicaux Art.23, 56 Liquidation (accord préalable de l'inspection du travail requis dans le cas contraire)
La responsabilité pénale: En vertu de l'article 171 du Code pénal arménien, le licenciement abusif d'une employée enceinte (en raison de sa grossesse) ou d'une personne s'occupant d'un enfant de moins de 3 ans (pour ce motif) constitue un délit. infraction pénaleLes sanctions comprennent des amendes, des travaux d'intérêt général pouvant aller jusqu'à 100 heures, ou une interdiction d'exercer certaines fonctions pendant une durée maximale de 3 ans. Elles prévalent sur la responsabilité administrative ; le Code des infractions administratives privilégie les poursuites pénales lorsque la responsabilité pénale est engagée (art. 9).

L’âge de la retraite a été supprimé comme motif autonome de licenciement à l’initiative de l’employeur par les modifications apportées en mai 2023 (HO-160-N). Le licenciement fondé sur l’âge est désormais considéré comme discriminatoire en vertu de l’article 3.1 du Code du travail.

Procédure et documentation requises

Même en cas de motif valable, un licenciement peut être annulé si l'employeur ne respecte pas la procédure. Voici la procédure à suivre, étape par étape, pour un licenciement légal à l'initiative de l'employeur.

1

Identifier le fondement juridique

Vérifiez quel motif de licenciement au titre de l'article 113 s'applique. Rassemblez les pièces justificatives : certificats médicaux, rapports d'évaluation des performances, justificatifs financiers, registres de présence ou plans de restructuration. En cas de licenciement économique, l'employeur doit proposer un poste alternatif approprié au sein de l'entreprise avant toute rupture du contrat.

2

Demander une explication écrite (cas disciplinaires)

En cas de licenciement pour faute grave, invitez le salarié à fournir une explication écrite de la faute reprochée. Prenez en compte cette explication, les éléments de preuve et le dossier du salarié avant de prendre votre décision. Celle-ci doit être rendue dans un délai d'un mois à compter de la constatation de la faute ou de six mois à compter de l'incident.

3

Prononcer l'ordre de résiliation

Rédigez une décision de licenciement écrite précisant le motif juridique, les faits, la date de licenciement et tout calcul pertinent (préavis, indemnité de départ). Cette décision doit être signée par un représentant habilité.

4

Livraison sous trois jours

En vertu des modifications apportées en décembre 2024, l'employeur doit fournir au salarié une copie de l'arrêté de licenciement signé dans un délai déterminé. trois jours calendairesLorsque le système de contrat de travail numérique est utilisé, la livraison peut être effectuée via les fonctions de notification de la plateforme, fournissant une preuve de service traçable.

5

Finaliser le règlement

Le dernier jour ouvrable, versez toutes les sommes dues : salaire, heures supplémentaires, primes, indemnités de congés non pris, indemnités de départ et indemnité compensatrice de préavis. Finalisez la déclaration de paie et les déclarations fiscales. Si votre effectif comprend des employés étrangers, coordonnez leur statut d’immigration et les délais de départ — consultez nos guides à ce sujet. visas et permis de séjour.

Avis de licenciements massifs

En vertu de l'article 116, si l'employeur prévoit de licencier plus de 10 % du nombre total d'employés (minimum 10) Dans un délai de deux mois, l'entreprise doit transmettre à l'agence pour l'emploi et au représentant des salariés, au moins deux mois avant la prise d'effet des licenciements, les données relatives au nombre d'employés licenciés, ventilées par profession, sexe et âge. En cas de restructuration, la priorité est accordée au maintien en poste de certains militaires, personnes en situation de handicap et des familles de militaires décédés en service. Les conventions collectives peuvent prévoir d'autres groupes prioritaires.

Qui a le pouvoir de mettre fin à un contrat de travail dans une SA arménienne ?

En vertu de la loi sur les sociétés par actions, le directeur général (PDG) d'une SA a l'autorité opérationnelle expresse de conclure des contrats de travail et de licencier des employés, y compris des cadres supérieurs comme un directeur des opérations, à condition que le licenciement soit conforme aux exigences du droit du travail arménien (motif valable, préavis, procédure, protections).

Deux limites importantes s'appliquent en matière de gouvernance d'entreprise. Premièrement, le conseil d'administration peut contrôler la structure administrative et la liste du personnel ; si un poste est intégré à la structure approuvée par le conseil, toute modification de cette structure peut nécessiter son approbation. Deuxièmement, si le « cadre dirigeant » n'est pas un simple employé mais siège en tant que membre de l'organe exécutif de l'entreprise (par exemple, un organe exécutif collégial défini dans les statuts), la création et la dissolution anticipée de cet organe relèvent de la compétence de l'assemblée générale ou du conseil d'administration, selon les statuts.

En pratique, cela signifie que le PDG peut licencier un directeur des opérations (COO) qui est un employé permanent, mais que la révocation du PDG ou d'autres membres de la direction nécessite une réunion ou une décision du conseil d'administration. Les dirigeants bénéficient des mêmes protections légales en matière de préavis et d'indemnités de départ que les autres employés, sauf si un contrat de travail ou un accord de gouvernance plus favorable prévoit le contraire. Pour les questions d'immatriculation et de structuration d'entreprise, consultez notre [lien/lien/section]. enregistrement de l'entreprise guider.

Contester un licenciement abusif

Un employé qui estime que son licenciement était illégal a deux mois À compter de la réception de la notification de licenciement, l'employeur dispose d'un délai pour saisir le tribunal de première instance compétent. Il lui incombe de prouver que le licenciement était fondé sur un motif légitime et a respecté la procédure légale.

En vertu de l'article 265, les tribunaux peuvent ordonner réintégration plus arriérés de salaire Pour toute la période d'inactivité forcée, l'indemnité est calculée en multipliant le salaire journalier moyen par le nombre de jours de travail manqués. Si le salarié a trouvé un emploi alternatif pendant le conflit, la modification d'octobre 2024 (HO-364-N) oblige les tribunaux à prendre en compte ce revenu dans le calcul de l'indemnité. Lorsque la réintégration est impossible pour des raisons économiques, technologiques ou organisationnelles, les tribunaux peuvent accorder une autre indemnité. indemnité de non-réintégration allant de une à douze fois le salaire moyen de l'employé.

Des arrêts récents de la Cour de cassation (2025) confirment que les tribunaux examinent attentivement la forme et l'exhaustivité de la décision de licenciement de l'employeur et sont disposés à appliquer toute la gamme des recours prévus à l'article 265, y compris l'indemnité maximale de non-réintégration égale à 12 fois le salaire. aucune prescription pour les réclamations de salaires impayés, ce qui rend le respect du règlement final crucial même des années après la fin du contrat.

Le système de contrat de travail numérique

Les amendements de décembre 2024 (loi HO-525-N) ont instauré un système numérique national pour les contrats de travail, permettant notamment la signature électronique des embauches, des modifications et des ruptures de contrat. L'utilisation de ce système est actuellement facultative, mais devient obligatoire à compter du 1er juillet 2027À quelques exceptions près, les employeurs disposent ensuite de 12 mois pour télécharger les contrats papier existants sur la plateforme.

En matière de licenciement, l'impact concret est que les arrêtés de licenciement, les obligations de notification sous trois jours et les preuves de signification peuvent tous être gérés électroniquement via la plateforme. Les employeurs sont invités à recenser dès maintenant leurs contrats en vigueur et leurs procédures de licenciement, à désigner des administrateurs de la plateforme et à collaborer avec leurs conseillers juridiques concernant les modèles de documents numériques afin de garantir une transition en douceur.

La loi de décembre 2024 n'a pas changé Concernant les indemnités de départ, les délais de préavis et les motifs de licenciement, ce document ne traitait que de l'infrastructure numérique relative aux documents d'emploi. Pour des informations complètes sur la conformité en matière d'emploi en Arménie, notamment concernant le système numérique, veuillez consulter notre [lien/lien/document]. Conformité en matière d'emploi et de travail pages de services.

Foire aux questions

Que signifie la « perte de confiance » au sens de l’article 113 du Code du travail arménien ?
La rupture de la confiance, au sens de l'article 113(1)(7), autorise le licenciement lorsqu'un salarié a causé – ou pourrait causer – un préjudice important à l'employeur, entraînant une rupture de confiance. Elle s'applique aux postes de confiance particulière : finance, comptabilité, trésorerie, gestion d'actifs et fonctions donnant accès à des informations confidentielles. L'employeur doit apporter la preuve crédible d'un comportement fautif répété ou d'un événement grave isolé ; les incidents mineurs et ponctuels sont insuffisants. Une explication écrite doit être demandée au salarié avant que la décision de licenciement ne soit prononcée.
Un employé peut-il être licencié pour insubordination ou refus répété de suivre les instructions ?
Oui, conformément à l'article 113(1.1)(1), mais seulement après que l'employeur a infligé au moins deux sanctions disciplinaires non expirées pour une faute identique ou similaire (article 121). Chaque sanction doit être justifiée et proportionnée. Si la faute constitue une faute grave (article 113(1.1)(2)), un licenciement immédiat peut être envisagé sans avertissement préalable ; toutefois, l'employeur doit toujours justifier la faute et respecter la procédure disciplinaire.
Dans quels cas un employeur peut-il mettre fin à un contrat de travail sans préavis ?
Le licenciement immédiat sans préavis est autorisé pour les motifs suivants : faute grave ou violation sérieuse du règlement intérieur, perte de confiance (dans les fonctions financières ou de garde), présentation au travail en état d’ivresse, absence injustifiée d’une journée entière et refus de se soumettre à un examen médical obligatoire. Le retrait d’une autorisation de travail ou d’un titre de séjour requiert un préavis de trois jours ouvrables seulement.
Un employé peut-il démissionner immédiatement si son employeur ne l'a pas payé à temps ?
Un salarié en CDI doit normalement respecter un préavis de 30 jours pour démissionner (article 112). Toutefois, ce préavis est réduit à cinq jours en cas de manquement de l'employeur à la loi, notamment en cas de non-paiement des salaires. Le salarié dispose d'un délai de rétractation de trois jours après avoir remis sa démission.
Quand les salaires définitifs, les congés non pris et les indemnités de départ doivent-ils être versés après la rupture du contrat de travail ?
Tous les paiements finaux – salaire, indemnités de départ, indemnités de congés non pris, indemnité compensatrice de préavis et toute autre somme due – sont exigibles le dernier jour de travail du salarié (article 130). Si cela s'avère impossible pour des raisons indépendantes de la volonté de l'employeur, le paiement doit être effectué dans les cinq jours ouvrables suivant la demande du salarié. Tout retard de paiement entraîne une pénalité de 0.15 % par jour sur le montant impayé, et il n'existe pas de délai de prescription pour les créances salariales.
Le PDG d'une société anonyme arménienne peut-il licencier un directeur des opérations, ou l'approbation du conseil d'administration est-elle requise ?
En vertu de la loi sur les sociétés par actions, le directeur général dispose du pouvoir opérationnel d'embaucher et de licencier des employés – y compris un directeur des opérations – sans l'approbation du conseil d'administration ni des actionnaires, sous réserve du respect des dispositions du droit du travail arménien. Toutefois, si le poste de directeur des opérations fait partie de la structure organisationnelle approuvée par le conseil d'administration, ou si le directeur des opérations est membre de l'organe exécutif de la société conformément aux statuts, sa révocation peut nécessiter une décision du conseil d'administration ou de l'assemblée générale.
Quels sont les salariés protégés contre le licenciement en vertu du droit arménien ?
Les catégories protégées comprennent : les employées enceintes (de la date de l’accouchement jusqu’à un mois après le congé maternité), les employées en congé maternité, les employés ayant la garde d’un enfant de moins d’un an, les employés en arrêt maladie ou en incapacité temporaire de travail, les employés en congé de toute nature (y compris le congé parental jusqu’à l’âge de 3 ans) et les représentants syndicaux. La plupart des protections sont conditionnelles ; des exceptions limitées s’appliquent, principalement en cas de liquidation de l’entreprise. Le licenciement d’une employée enceinte ou d’un parent d’un enfant de moins de 3 ans pour des motifs discriminatoires constitue une infraction pénale au sens de l’article 171 du Code pénal.
Quels recours existent si un licenciement est jugé illégal ?
Si un tribunal juge le licenciement abusif, il peut ordonner la réintégration du salarié ainsi que le versement des salaires impayés pour toute la période de chômage forcé. Lorsque la réintégration est impossible, le tribunal peut accorder une indemnité compensatoire équivalente à une à douze fois le salaire moyen du salarié. Ce dernier doit déposer sa demande dans les deux mois suivant la réception de la notification de licenciement. Il n'y a pas de délai de prescription pour les réclamations relatives aux salaires impayés. La charge de la preuve de la légalité du licenciement incombe à l'employeur.

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