Le taux global de l'impôt sur les bénéfices des sociétés en Arménie est de 20 % pour les sociétés résidentes et, selon le type de revenu imposable, de 0 à 20 % pour les non-résidents. La loi sur l'impôt sur les bénéfices prévoit des avantages fiscaux (5 % et 2 %) pour les grands exportateurs qui s'occupent exclusivement d'exportation, si le coût des marchandises exportées dépasse respectivement 40 et 50 milliards de drams. Les contribuables résidents qui effectuent des travaux de construction et d'installation et opèrent exclusivement à l'étranger sont imposés au taux de 5 %. Les taux d'imposition sont les mêmes pour les bénéfices distribués et non répartis.
La période d'imposition de l'impôt sur les bénéfices des sociétés est d'une année civile. Le paiement de l'impôt au budget est assuré au moyen de versements anticipés basés sur l'impôt sur les bénéfices de l'année précédente. Ces versements doivent être effectués tous les trois mois, mais au plus tard le 15 du dernier mois du trimestre. Le paiement final doit être effectué au plus tard le 25 avril de l'année qui suit l'année de déclaration.
L'impôt sur les bénéfices est déterminé sur la base des règles et principes comptables définis par la loi ou d'autres actes juridiques. Les contribuables doivent informer l'administration fiscale des principes et règles comptables et financiers qu'ils ont choisis, ainsi que du programme informatique comptable qu'ils utilisent si la loi ou d'autres actes juridiques leur accordent le droit de choisir.
Comme il n'existe pas de règles de groupement fiscal en Arménie, chaque entreprise paie ses propres impôts et il n'existe aucun allègement fiscal pour les pertes des filiales étrangères. Hormis les cas de réorganisation, d'adhésion, de fusion et de restructuration, les déficits fiscaux prévus par la loi survivent à un changement de propriétaire et peuvent être reportés dans les 5 ans qui suivent l'année où se produit le déficit.

